- Les ruelles d’Edo de Takayama. Des maisons de bois aux façades sombres, et des brasseries de saké qui annoncent leur cuvée du moment par une boule de cèdre suspendue au-dessus de la porte.
- Le bœuf de Hida. Élevé dans ces montagnes, grillé ou en petites bouchées dans les échoppes de la vieille ville. C’est souvent le repas dont les voyageurs reparlent.
- Deux nuits dans la même chambre. La journée entière reste libre pour la vallée, et les valises ne bougent pas.
- Les toits de chaume de Shirakawa-gō. Le gassho-zukuri, « mains jointes en prière », monté sans un clou pour porter la neige des hivers.
- Le Kenrokuen. L’un des trois grands jardins du Japon, ses pins soutenus par des cordes dès l’hiver venu.
- Nagamachi. Le quartier où vivaient les samouraïs, ses murs de terre et ses ruelles étroites, moins fréquentés que ceux de Kyoto.
- Le marché d’Omichō. Les étals de poisson et de légumes de la région, à quelques minutes du musée d’art contemporain, rond et vitré.
Itinéraire
Jour 1 — Takayama
Le train quitte Hakone pour Takayama : quatre heures et demie environ, un changement à Nagoya. La dernière portion, vers le nord, remonte les vallées : la voie suit la rivière, les montagnes se resserrent, on entre dans les Alpes japonaises.
Takayama est une petite ville ; tout s’y fait à pied. Son cœur ancien a traversé le temps : des rues de l’époque d’Edo, des maisons de bois aux façades sombres, des brasseries de saké qui signalent leur cuvée du moment par une boule de cèdre suspendue au-dessus de la porte. On y marche sans plan précis, en s’arrêtant où l’on veut.
Le soir, le bœuf de Hida, élevé dans ces montagnes, servi grillé ou en petites bouchées dans les échoppes de la vieille ville. C’est souvent le repas dont les voyageurs reparlent.
Jour 2 — Shirakawa-gō
Deuxième nuit à Takayama : on garde la même chambre, ce qui laisse la journée entière pour Shirakawa-gō.
Un bus part le matin de la gare de Takayama et y ramène en fin d’après-midi. Ce n’est pas une visite guidée : sur place, trois à quatre heures de temps libre, à parcourir le village à pied, à son rythme.
Shirakawa-gō vit au creux d’une vallée, ses maisons alignées le long de la rivière. Les toits de chaume, très pentus, sont montés sans un clou : le style gassho-zukuri, « mains jointes en prière », dessiné pour porter la neige des hivers. On grimpe au point de vue au-dessus du village, puis on redescend entre les rizières.
Jour 3 — Kanazawa
Le matin, direction Kanazawa : deux heures et demie, un changement à Toyama. On descend des montagnes vers la mer du Japon.
Kanazawa est plus grande que Takayama, mais reste à taille d’homme. La ville a peu souffert de la guerre : ses quartiers anciens sont là, moins fréquentés que ceux de Kyoto.
On y voit le Kenrokuen, l’un des trois grands jardins du Japon : pins soutenus par des cordes l’hiver venu, étangs, maisons de thé. Le quartier de Nagamachi, où vivaient les samouraïs, garde ses murs de terre et ses ruelles étroites. Au marché d’Omichō, les étals de poisson et de légumes de la région. Et, tout près, le musée d’art contemporain du XXIᵉ siècle, rond et vitré, la note moderne d’une étape surtout tournée vers la tradition.
Nos adresses
À Takayama
Deux nuits au même endroit. La ville étant petite, toutes ces adresses se rejoignent à pied depuis le centre ou la gare. On y choisit selon l’envie : le confort d’un hôtel récent, ou l’immersion d’un ryokan.
- Hotel Wood Takayama. Récent, chambres confortables, design soigné ; notre adresse de prédilection sur cette étape.
- Hotel Around Takayama. Moderne, à deux pas de la gare, commode pour les trajets.
- The Machiya Hotel Takayama. Dans l’esprit d’une machiya revisitée, un peu plus de caractère.
- Ryokan Tanabe. Vraie maison traditionnelle : chambres en tatami, dîner et petit-déjeuner inclus, pour une immersion complète.
- Oyado Yoshinoya. Ryokan plus simple, même esprit japonais, à budget plus doux.
Temps de trajet
L’étape est une traversée : on entre par Takayama, côté Nagoya, et l’on ressort par Kanazawa, côté mer du Japon. Personne ne revient sur ses pas, et l’on arrive aussi bien de Tokyo que du Kansai puisque les deux passent par Nagoya.
| Trajet | Durée |
|---|---|
| Tokyo → Takayama, shinkansen puis express Hida | 4 h 15 |
| Kyoto → Takayama, via Nagoya | 3 h 15 |
| Osaka → Takayama, via Nagoya | 3 h 45 |
| Takayama → Shirakawa-gō, car | 50 min |
| Takayama → Kanazawa, car | 2 h 15 |
| Kanazawa → Tokyo, shinkansen Hokuriku | 2 h 30 |
| Kanazawa → Kyoto, avec changement à Tsuruga | 2 h 20 |
Un seul changement à l’aller, à Nagoya, où l’on quitte le shinkansen pour l’express Hida qui remonte la vallée. Au retour, Kanazawa est directement reliée à Tokyo.
Bon à savoir
- Deux nuits à Takayama : le rythme reste calme, et l’aller-retour à Shirakawa-gō se fait sans défaire les valises.
- Shirakawa-gō se visite librement, à pied, trois à quatre heures sur place.
- Le bœuf de Hida et les brasseries de saké font partie de l’étape autant que les paysages : on peut prévoir une table le soir à Takayama.
