Une installation d’art contemporain en plein air sur l’île de Naoshima

Étapes et détoursMers & Rivages

Naoshima

L’île de l’art contemporain

3 jours — 2 nuits

Uno — Miyanoura — Naoshima

Où se déroule l’étape — ShikokuDéparts possibles : Kyoto, Osaka, Hiroshima
  • Deux nuits sur l’île. De quoi la parcourir sans se presser, et retrouver le calme du littoral en soirée, quand les visiteurs d’un jour ont repris le ferry.
  • Les musées de Tadao Ando. Le Chichu, enterré dans la colline ; la Benesse House, musée et hôtel à la fois.
  • Le vélo. Le moyen le plus simple de relier les sites : les distances sont courtes, et l’on adapte la journée à son envie.
  • Les installations en plein air. Posées à même le paysage, entre les plages et les petits villages.
  • I Love Yu. Un bain public devenu œuvre d’art : on ne la regarde pas, on s’y baigne.
  • L’arrivée par la mer. Vingt minutes de ferry depuis Uno, et le rythme ralentit dès le débarcadère de Miyanoura.

L’île

Naoshima s’est fait connaître par ses musées d’art contemporain et ses œuvres en plein air, intégrés directement dans le paysage. L’île a été largement développée par la fondation Benesse, avec plusieurs musées signés de l’architecte Tadao Ando.

L’ambiance est calme, presque méditerranéenne : des plages, de petits villages, une atmosphère détendue. On y vient autant pour l’art que pour la pause qu’elle offre.

À vélo, à son rythme

Ici, tout se découvre librement. Le vélo est le moyen le plus simple de relier les sites, et les distances sont courtes. Rien d’imposé : on adapte la journée à son envie.

Parmi les lieux qui font l’île :

  • Benesse House. Musée et hôtel à la fois, le lieu emblématique de Naoshima.
  • Chichu Art Museum. Un musée enterré dans la colline (réservation souvent nécessaire).
  • Lee Ufan Museum. Le plus dépouillé : pierre, acier, béton, et peu de salles.
  • Ando Museum. Plus rapide, en complément.
  • I Love Yu. Un bain public transformé en œuvre d’art, à vivre.

Itinéraire

Rien n’est imposé, et c’est ce qui fait le charme de Naoshima. Mais si l’on devait esquisser trois jours, deux nuits sur place :

Jour 1 — L’arrivée par la mer, et le village de Honmura

Le ferry glisse vers Miyanoura et, dès le port, le rythme change : plus lent, plus léger. On prend les vélos au débarcadère — électriques, car l’île monte et descend — puis on dépose les bagages avant de partir.

L’après-midi est pour Honmura, le village de l’autre versant, à un quart d’heure de vélo. De vieilles maisons de bois y ont été confiées à des artistes, une par une : on entre par la porte d’origine, dans ce qui était une habitation, un atelier, un temple. Rien à réserver — un billet commun s’achète au village, et l’on visite les maisons dans l’ordre que l’on veut.

En fin d’après-midi, les visiteurs d’un jour reprennent le ferry. La lumière baisse, le quai se vide, et l’île n’appartient plus qu’à ceux qui y dorment.

Jour 2 — Les grands musées, d’un bout à l’autre de l’île

La journée va aux grands musées, ceux qui demandent une réservation et un peu de temps devant soi. Le Chichu d’abord, enterré dans la colline, où la lumière du jour fait tout le travail. Le Lee Ufan ensuite, quelques salles nues autour d’une cour de gravier. Puis la Benesse House, musée et hôtel à la fois, qui ferme plus tard que les autres.

D’un musée à l’autre, la route longe la mer et les œuvres en plein air jalonnent le trajet : on s’arrête quand on veut, on repart de même.

Le soir, I Love Yu, un bain public devenu œuvre d’art : on se déshabille, on se lave, on entre dans l’eau — la seule œuvre de l’île dont on ressorte les cheveux mouillés.

Jour 3 — La côte, les plages, puis le ferry

Le matin reste libre, et c’est voulu : la côte et ses criques, une plage où l’on ne fait rien, les œuvres laissées de côté la veille, l’Ando Museum si l’on ne l’a pas encore vu. On rend le vélo au port avant d’embarquer.

Vingt minutes de ferry jusqu’à Uno, un train jusqu’à Okayama, et l’on y reprend la ligne du Sanyō vers l’est ou vers l’ouest.

Nos adresses

L’offre est limitée sur l’île et volontairement simple : on y passe peu de temps en chambre, l’essentiel se vit dehors, à vélo. Ce qui compte, c’est l’emplacement et la praticité.

Le séjour signature est une adresse récente et confortable, bien placée pour rayonner vers les musées, souvent avec une jolie vue, le bon équilibre entre confort, situation et esprit de l’île.

Sur demande, il est aussi possible de séjourner à la Benesse House, l’hôtel-musée conçu par Tadao Ando : une expérience à part, où l’on dort au cœur de l’art.

Le choix précis de l’hébergement est arrêté avec vous, selon vos envies et votre budget.

Temps de trajet

Tout passe par Okayama, puis par le port d’Uno : l’île est au milieu de la mer intérieure, entre Honshū et Shikoku, et se prend en chemin sur la ligne du Sanyō. Okayama étant sur le shinkansen, l’île est à portée aussi bien du Kansai que de Hiroshima.

Trajet Durée
Kyoto ou Osaka ↔ Naoshima environ 3 h
Hiroshima ↔ Naoshima environ 3 h

De porte à porte : le shinkansen jusqu’à Okayama, le train local jusqu’au port d’Uno, puis vingt minutes de ferry jusqu’à Miyanoura. Au départ, on repasse par Okayama et l’on reprend la ligne dans un sens ou dans l’autre : Kyoto à l’est, Hiroshima à l’ouest. Depuis Shikoku, un ferry direct relie Takamatsu à l’île en cinquante minutes.

Bon à savoir

  • À ne pas placer un lundi ou un mardi : plusieurs musées ferment, et l’étape y perd beaucoup de son intérêt.
  • Le Chichu et quelques autres musées demandent une réservation, le vélo aussi : nous les prenons à l’avance.

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