Le grand torii vermillon d’Itsukushima posé sur la mer à marée haute, encadré par les branches d’un pin

Étapes et détoursLieux Sacrés

Hiroshima & Miyajima

La mémoire d’une ville, une nuit sur l’île sacrée

2 jours — 2 nuits

Hiroshima — Miyajima

Où se déroule l’étape — Chūgoku
  • Le dôme de Genbaku. Ce qui reste debout d’un bâtiment de 1915, au bord de la Motoyasu. Un temps grave, auquel il faut laisser de la place.
  • L’okonomiyaki. La spécialité d’Hiroshima, montée en couches et cuite devant soi sur la plaque. De novembre à mars, avec les huîtres de la baie.
  • Le grand torii d’Itsukushima. Vermillon, posé sur la mer. À marée basse on marche sur le sable jusqu’à son pied ; les cerfs de l’île, eux, ne bougent pas pour si peu.
  • Un sanctuaire sur pilotis. Bâti en 593. L’île étant sacrée, on n’avait pas le droit d’y poser le pied : d’où la structure au-dessus de l’eau.
  • Le plafond du Senjō-kaku. Un vaste pavillon de bois laissé inachevé en 1587, dont la beauté se lit en levant la tête.
  • Le Daishō-in. Bouddhas et figures de pierre dispersés dans les jardins, au pied du mont Misen.
  • Le mont Misen. À pied ou en téléphérique, selon la forme. En haut, la baie et ses îles posées les unes derrière les autres ; en novembre, les érables s’en mêlent.
  • La nuit sur l’île. Les derniers ferries repartent chargés, et il ne reste que ceux qui dorment là.

À situer sur la ligne du Sanyō, à l’ouest du Kansai. Hiroshima se prend en descendant de Kyoto ou d’Osaka, ou en remontant de Kyūshū.

Itinéraire

Jour 1 — Hiroshima, le fleuve et le parc

On arrive par le Sanyō : 1 h 40 depuis Kyoto. Quinze minutes de tramway, et le dôme de Genbaku est là, au bord de la Motoyasu. Un bâtiment de 1915 ; la bombe a explosé six cents mètres au-dessus, presque à la verticale. La charpente a tenu.

Le dôme de Genbaku sur l’autre rive de la Motoyasu, sa charpente métallique nue au-dessus des murs de brique ; au premier plan, de dos, un adulte et un enfant au bord de l’eau
Le dôme de Genbaku depuis la Motoyasu. La charpente de la coupole n’a jamais été refermée.

Le musée ouvre à 7 h 30. C’est l’heure que nous recommandons : le parc est encore vide, la lumière vient du fleuve. Comptez deux heures, et ne prévoyez rien juste après.

Une visiteuse de dos devant l’arche de béton du cénotaphe, une gerbe de fleurs blanches posée devant ; par l’ouverture, le dôme au loin
Le cénotaphe. L’arche est alignée sur la flamme et, derrière elle, sur le dôme.
Une stèle de granit portant une plaque de bronze gravée d’un poème en japonais ; derrière, un peu flou, le dôme de Genbaku
La stèle de Hara Tamiki, à quelques pas du dôme. Il était dans la ville le 6 août, et il a écrit ce qu’il avait vu.

L’après-midi, le Shukkeien, jardin de 1620 rasé le 6 août et rouvert en 1951. Le soir, l’okonomiyaki : chou, nouilles, œuf, montés en couches sur la plaque, devant vous.

Jour 2 — Miyajima, et la nuit sur l’île

Vingt-cinq minutes de train, dix de ferry. Le sanctuaire ouvre à 6 h 30 : arriver au premier bateau, c’est voir Itsukushima avant les groupes. La marée décide de la matinée — à marée basse on marche jusqu’au pied du torii, à marée haute il flotte. Nous calons l’horaire sur la table des marées.

Un cerf couché sur le sable devant le grand torii vermillon, la mer retirée et des visiteurs autour
Le torii à marée basse. On va jusqu’à ses pieds, le cerf laisse faire.

Puis le Daishō-in, ses jardins peuplés de statues, et le mont Misen, par le téléphérique ou par le sentier. Le Reikadō, au sommet, a brûlé le 20 mai 2026 ; la flamme, entretenue depuis douze siècles, a été sauvée.

Une statue de bronze coiffée d’un chapeau conique, bâton et bol à la main, devant l’auvent de bois d’un temple
Au Daishō-in. Le pèlerin de bronze, sous les charpentes.
Des dizaines de petites statues de pierre coiffées de bonnets de laine rouge, assises dans un jardin en pente autour d’un bouddha
Les statues du Daishō-in. Le bonnet rouge est un usage, pas un décor.
Vue depuis les hauteurs du mont Misen sur la mer intérieure, un îlot isolé et les montagnes au loin, les pins au premier plan
Du mont Misen. La mer intérieure, et un cargo qui la traverse.

En fin d’après-midi, les ferries repartent chargés. Restent les cerfs, et ceux qui dorment là.

Hiroshima et Miyajima ne tiennent pas dans la même journée. C’est la seule chose que cette étape demande.

Nos adresses

La première nuit se passe à Hiroshima, en ville, à une dizaine de minutes de tramway du parc.

La seconde se passe sur l’île, dans un ryokan. C’est elle qui change l’étape : passé le dernier ferry, il ne reste sur Miyajima que ceux qui y dorment. Les maisons de l’île sont peu nombreuses, souvent anciennes — parquets qui travaillent, salles de bain partagées dans les plus modestes — et se réservent longtemps à l’avance. L’adresse est arrêtée avec vous.

Temps de trajet

Hiroshima est sur la ligne du Sanyō, dans le prolongement du Kansai. On y arrive en descendant vers l’ouest depuis Kyoto ou Osaka, ou en remontant de Kyūshū, mais pas en aller-retour depuis Tokyo, qui est à quatre heures et n’a aucune raison d’être le point de départ.

Trajet Durée
Kyoto → Hiroshima, shinkansen 1 h 40
Osaka → Hiroshima, shinkansen 1 h 25
Fukuoka (Hakata) → Hiroshima, shinkansen 1 h
Gare de Hiroshima → Mémorial de la Paix, tramway 15 min
Hiroshima → Miyajimaguchi, train 25 min
Miyajimaguchi → Miyajima, ferry 10 min

Miyajima demande donc trois quarts d’heure de porte à porte, train et ferry compris. À la sortie, la route continue vers Fukuoka et Kyūshū (1 h), vers Fukuyama et Tomonoura (25 minutes), ou vers Tsuwano dans les terres (2 h 30).

Bon à savoir

  • Le musée du Mémorial ouvre à 7 h 30 et coûte 200 yens. Le créneau de 7 h 30 à 8 h 30 demande une réservation en ligne. Fermeture à 19 h de mars à novembre, 18 h de décembre à février, 20 h en août.
  • Le ferry pour Miyajima coûte 180 yens, auxquels s’ajoutent 100 yens de taxe de séjour insulaire à chaque traversée. Le sanctuaire d’Itsukushima ouvre à 6 h 30 et coûte 300 yens ; le Senjō-kaku à 8 h 30, 100 yens.
  • Le téléphérique du mont Misen monte de 9 h à 16 h ; de la station de Shishiiwa, il reste trente minutes de sentier raide jusqu’au sommet. À pied depuis le Daishō-in, comptez une heure et demie à deux heures.
  • Le donjon du château d’Hiroshima est fermé depuis le 22 mars 2026 : la structure en béton de 1958 n’est plus aux normes sismiques. Les douves et le parc restent ouverts.
  • Le Reikadō, au sommet du mont Misen, a brûlé le 20 mai 2026. La flamme a été sauvée et le pavillon sera reconstruit ; les sentiers et le téléphérique ont rouvert dès le lendemain.
  • Les huîtres de la baie se mangent de novembre à mars, et c’est aussi le mois où les érables de l’île tournent.

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