Une barque-baquet tarai-bune sur l’eau claire d’Ogi, le pont rouge en arc derrière

Étapes et détoursMers & Rivages

L’île de Sado

Une île du Nord, entre tambour et mine d’or

3 jours — 2 nuits

Tokyo — Niigata — Sado

Où se déroule l’étape — Chūbu
  • La traversée en hydroptère. Un peu plus d’une heure depuis Niigata, et le rythme change en descendant du bateau.
  • Les tarai-bune d’Ogi. Les barques-baquets, jadis utilisées pour pêcher entre les rochers, aujourd’hui menées à la rame par les femmes de l’île.
  • Le taiko. Une rencontre avec l’art du tambour, sur l’île qui a vu naître la troupe Kodo.
  • La mine d’or de Sado Kinzan. Exploitée près de quatre siècles, ses galeries creusées à la main dans la montagne.
  • Une brasserie de saké. Et, le même jour, la pagode à cinq étages du temple Myosenji.
  • L’okesa sous les lanternes. En été, la danse de l’île se reprend en file dans la rue, chapeau de jonc rabattu sur le visage et gestes lents repris de génération en génération.
  • Une matinée libre, au rythme de la saison. Les hémérocalles de la côte nord fin mai, le kayak dans l’eau claire en été, la route côtière et ses criques le reste du temps.

Itinéraire

Jour 1 — De Tokyo à Sado, Ogi

Le matin, le train quitte la gare de Tokyo pour Niigata, deux heures. Un court transfert mène au port, puis l’hydroptère file vers Sado : un peu plus d’une heure de traversée. Le Japon du Nord commence ici, où le guide et le chauffeur accueillent les voyageurs.

Après un déjeuner dans un restaurant local, l’après-midi se passe à Ogi, sur la côte sud. C’est là que l’on monte à bord d’un tarai-bune, ces petites barques-baquets jadis utilisées pour la pêche entre les rochers, aujourd’hui menées à la rame par les femmes de l’île.

Le soir, la nuit se passe dans un hébergement local. En été, la rue s’anime après le dîner : l’okesa, la danse de l’île, se danse en file sous les lanternes, chapeau de jonc rabattu sur le visage et gestes lents repris de génération en génération.

Des danseurs en kimono vert, chapeau de jonc plié sur le visage, dansent l’okesa la nuit
L’okesa de Sado, dansée en file dans la rue. Le visage reste caché sous le chapeau

Jour 2 — Le tambour, la mine, le saké

La matinée s’ouvre sur le taiko : une rencontre avec l’art du tambour, sur l’île qui a vu naître la troupe Kodo. Puis la pagode à cinq étages du temple Myosenji. En juin, les temples de l’île disparaissent sous les hortensias, celui de Rengebu-ji en particulier, où l’on marche entre deux murs de fleurs quand il pleut.

Deux visiteurs sous des parapluies devant le portail de Rengebu-ji, entourés d’hortensias en fleur
Rengebu-ji en juin. Les hortensias montent jusqu’au portail, et la pluie fait partie du décor

Après le déjeuner, l’après-midi mène à une brasserie de saké, puis à la mine d’or de Sado Kinzan, exploitée près de quatre siècles, ses galeries creusées à la main dans la montagne.

La nuit se passe de nouveau dans un hébergement local.

Jour 3 — Le retour

La matinée reste libre, au rythme de l’île, et ce qu’elle vaut dépend de la saison. Fin mai et début juin, les hémérocalles couvrent les prairies de la côte nord jusqu’au bord de la falaise, un vieux torii de bois planté au milieu. En été, la mer devient assez claire pour qu’on la prenne en kayak, entre les rochers, et les tournesols tiennent la hauteur au-dessus du phare. Le reste du temps, il y a la route côtière, les hameaux et les criques, sans programme.

Un torii de bois usé au milieu d’une prairie d’hémérocalles orange, deux promeneurs derrière
Les hémérocalles de la côte nord, fin mai. Le torii tient debout au milieu du champ
Vue aérienne de deux kayaks sur l’eau verte et transparente d’une crique rocheuse
L’eau est assez claire pour voir le fond. Deux kayaks dans une crique de la côte
Un champ de tournesols en fleur au-dessus de la mer, un phare blanc et un pont au loin
En août, les tournesols au-dessus de la mer, le phare de l’autre côté de la baie

Après un dernier déjeuner dans un restaurant local, l’hydroptère ramène vers Niigata, puis le train rejoint Tokyo, deux heures. La nuit se passe là-bas, selon la suite du voyage.

Nos adresses

Les deux nuits se passent dans des hébergements locaux, sur l’île : des auberges simples, au plus près de la vie de Sado. Les adresses sont arrêtées avec vous.

Temps de trajet

Tout passe par Niigata : l’île est à une soixantaine de kilomètres au large, sur la mer du Japon, et le port de la ville est la seule porte d’entrée depuis Honshū. Depuis Tokyo, comptez trois heures et demie de porte à porte, traversée comprise.

Trajet Durée
Tokyo → Niigata, shinkansen Jōetsu 2 h
Gare de Niigata → port, taxi 15 min
Niigata → Ryōtsu, hydroptère 1 h 05
Niigata → Ryōtsu, car-ferry 2 h 30
Tsuruoka → Niigata, express Inaho 2 h

Le car-ferry est plus lent mais tient mieux la mer quand elle est formée : nous basculons dessus si le temps l’impose. En venant de Tsuruoka, l’étape s’enchaîne naturellement avec Dewa Sanzan, en descendant la côte.

Bon à savoir

  • Trois journées accompagnées d’un guide et d’un chauffeur, du premier au dernier moment sur l’île.
  • Selon le temps disponible, la sortie en tarai-bune peut se faire l’après-midi.
  • Se combine naturellement avec Dewa Sanzan, en amont : ses montagnes sacrées et une nuit dans un shukubo avant la traversée. On rejoint alors l’île depuis Tsuruoka, via Niigata et l’hydroptère.

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